Fadi Jamal M.D Ph.D

Des influences multiculturelles et une trajectoire familiale hors norme :

Fadi est français depuis fort longtemps et parle bien entendu parfaitement le français, probablement bien mieux que la plupart d’entre nous, mais aussi couramment l’arabe et avec un niveau d’anglais très élevé.

Aujourd’hui la pensée classique voudrait nous faire dire que Fadi est un citoyen du monde.

Ce n’est pas tout à fait vrai.

Il n’oubliera jamais son enfance et son adolescence sur la terre du Liban, plus précisément dans la plaine de la Bekaa.

Ce n’est pas tout à fait vrai car la famille Jamal n’a pas toujours vécu aussi librement qu’un citoyen du monde peut le faire dans l’idée bien européenne que nous en avons . Il n’a pas toujours eu la liberté d’aller et de venir à une époque où la plaine de la Bekaa était sous l’influence syrienne elle-même dans l’orbite soviétique.

Car Fadi pense et rêve en russe, c’est sa langue natale, c’est la langue qu’il parlait et parle encore en famille au Liban, puisque ses parents se sont rencontrés dans ce qui est aujourd’hui l’Ukraine est ce qui était alors l’Union soviétique.

Remontons le temps de quelques 50 à 60 ans en arrière à une époque où le niveau de vie au Liban ne permettait pas toujours de faire des études supérieures en Occident. À une époque où les Libanais d’origine changeaient de continent pour aller gagner leur vie et faire vivre leur famille à distance . Son grand-père fût en effet amené à gagner le Venezuela pour y travailler suite à la ruine d’un arrière grand père propriétaire terrien trop prodigue, sécurisant les flux financiers grâce à la cohésion et la confiance mutuelle de la communauté libanaise tout autour du globe.

Son père put alors partir pour Kiev afin d’y faire des études de médecin… peine perdue : les conseillers soviétiques le découragèrent quelque peu et le mirent alors sur la voie de l’ingénierie aéronautique, industrie d’avenir à l’époque.

Dès lors sa mère ne pouvait être alors que russe. Et elle a ainsi naturellement adopté comme patrie le Liban.

Polyglotte, multiculturel Fadi se voit et se déclare potentiellement tenté par la voie de l’ interprétariat auprès de ses parents et mûrit lentement sa décision de s’engager sur la voie médicale, sans véritable vocation au sacerdoce.
C’est une voie qui correspond mieux à sa vision de l’excellence universitaire, dans un cadre à la fois technique mais aussi humaniste.

Son esprit analytique et perfectionniste, son caractère aventureux lui suggèrent d’aller apprendre la médecine sur le territoire français dans le cadre d’accord entre communautés religieuses françaises et libanaises.
Ces accords sont sous tendus par un personnage hors norme, qui favorisait alors la mobilité des jeunes libanais les plus brillants : Mr Jacques DE MONTCHAMP qu’il reconnaît de grande influence sur sa personnalité.

Fadi va donc passer de longues années loin de chez lui, à une époque où les communications n’étaient pas à l’heure du numérique. Il lui arrivait, chose commune pour un étudiant d’origine levantine, de ne rentrer qu’une fois l’an dans son environnement familial : il est ainsi accueilli pendant ses années universitaires par successivement 2 familles le reconnaissant comme un des leurs : il en garde depuis des liens fraternels avec elles.

Ne pas rentrer à la maison, vivre en expatrié forge un moral d’acier.

Il y avait des contraintes à voyager, à prendre l’avion en titulaire d’un passeport libanais et soviétique à une époque où l’agitation terroriste et la guerre froide perturbaient les échanges internationaux et notamment avec le territoire français (attentats de la rue des Rosiers perpétrés par des groupes terroristes basés au Liban et sous influence syrienne)

La french way of life le change progressivement.

Les individus lui sont progressivement perçus comme apportant des opportunités favorables ou non. Ils ne sont progressivement plus évalués de manière binaire comme ami ou ennemi, stigmate de l’état de guerre permanent du Liban durant les années 70-80 et du début des années 90.

La réussite est là dans le cursus médical, le choix de la spécialité cardiologique se dessin, et son père espère le voir chirurgien.

– « papa j’ai réussi le concours de l’internat : je vais apprendre la cardiologie »
– « Mon fils c’est merveilleux, tu veux être chirurgien cardiaque ? C’est merveilleux, je suis fier de toi »
– « Papa, je ne veux pas être chirurgien, on soigne très bien les cœurs sans tous les ouvrir »
– « Aaaargh »

Une voie hospitalière se dessine alors, une grande accointance avec Geneviève DERUMEAUX et Michel Ovize est à l’origine des travaux de recherche en échographie cardiaque ce qui correspond bien aux aspirations d’ingénierie du cardiologue en formation.

Le point d’orgue du parcours universitaire se concentre en un séjour en Belgique (Leuven) pendant 2 ans chez un vrai leader et un véritable manager le Pr George SUTHERLAND.

Retour à l’hôpital cardiologique de Lyon avec recherche d’une nouvelle voie concrétisée par un MBA à l’école de management de Lyon.

Après des contacts avancés pour un job dans l’industrie de l’échographie cardiaque (General Electric), direction la Clinique du Tonkin, remplacements dans ce qui est déjà la plus grosse structure de cardiologie privée de Lyon, en parallèle de sa formation managériale ce qui impose des contraintes organisationnelles hors du commun.

Et très vite au sein des pôles cardiologie interventionnelle, rythmologie et cardiologie lourde liée à une grosse activité de chirurgie cardiaque à la Clinique du Tonkin (aujourd’hui Medipole), il identifie un besoin d’organisation d’une activité déjà intense (délais d’attente long dans une structure de soins cardiologique -spécialité critique s’il en est- avec l’idée d’optimiser les moyens pour donner un accès rapide et organiser le parcours de soins des patients).

C’est la naissance d’IZYCARDIO qu’à terme Fadi développe dans le cadre d’une structure dédiée : le cabinet Modèle CARDIOPARC, récemment inauguré et géré par une équipe déjà soudée.

Il a pris le risque d’exercer dans une structure conforme à sa vision de la cardiologie de demain : répondant rapidement à une demande identifiée, de manière intégrée avec forte délégation de tâches et un dossier patient numérique innovant intégrant des algorithmes d’aide à la décision.

Voici le concept IZYCARDIO by Fadi Jamal : Levée de fonds de série A courant 2020.

Henri Cuche: une trajectoire familiale empreinte d’ouverture sur le monde

C’est une trajectoire empreinte de loyauté, de bienveillance et d’intelligence collective dont fait état le Dr Henri Cuche, médecin anesthésiste-Réanimateur établi dans une structure appréciée pour la qualité de sa relation aux patients : La clinique Saint-Charles Lyon 1er (Lyon 69001).

Il y a déposé sa marque personnelle d’écoute, d’empathie et de compétence technique.

Il fait état, sans complexe, d’une influence médicale familiale, au travers des trajectoires professionnelles et personnelles de son grand-père et de ses parents. La famille Cuche évoque spontanément en moi la pérennité de valeurs familiales. Et parmi ces valeurs, on retient entre autres : l’attention à l’autre, le sens du partage et des responsabilités, mais aussi l’importance de la culture et beaucoup d’influences artistiques.

Cette influence est à l’évidence omniprésente mais douce et pleine d’attentions: ses frères et ses sœurs n’ont pas senti la nécessité d’embrasser la carrière médicale (une sœur comédienne au conservatoire national de St Etienne, un frère avocat au barreau de Lyon et un frère restaurateur de tableau après avoir fréquenté l’école Condé à Lyon).

D’une scolarité erratique marquée par l’incompréhension d’une scolarité « générale », un manque de maturité (année d’avance), le coté conventionnel de la vie dans une petite commune de l’Ardèche, des parents d’une notabilité certaine (créateur et dirigeant d’établissement de soin), il en conserve la volonté de creuser son sillon loin des regards inquisiteurs.

Puis il fait un choix enthousiaste de faire médecine qu’il assimile par suite à une révélation. De manière informelle ce choix se fait par amitié pour I.Bah plus que par choix personnel . I.Bah était décidé à devenir médecin (réussite immédiate au concours de première année -PACES de l’époque-) pour lequel il avait et a encore une grande admiration de par son érudition (sa tante tutrice était enseignante en établissement catholique) , son enthousiasme permanent et sa capacité à se faire accepter de tous.dans une petite ville d’Ardèche ou il était presque le seul adolescent de couleur.

A l’issue d’une année de redoublement (6 eme place à son deuxieme concours) il évoque son premier succès puisque considéré comme médiocre durant son enseignement secondaire ce qui lui donne la confiance (La confiance!!).

Fort d’un anonymat retrouvé dans LA grande ville ( Lyon) il se met au service de la collectivité de façon totalement désintéressé non pour flatter son égo mais surtout par curiosité immense pour comprendre le monde. En témoignent ses implications dans les activités corporatives, élu au conseils de faculté puis d’universités , organisation du premier gala de médecine de lyon en 1992 au palais des congres (2500 convives) puis gestion d’une mutuelle étudiante d’abord régionale puis nationale avec de nombreux postes d’administrateurs (place était faite au rares jeunes étudiants).

Ces moments constituent de facto un lien avec le monde de l’entrepreneuriat et du management.

Réussite du concours difficile de l’Internat, lui autorisant la spécialisation en Anesthésie Réanimation : l’école Strasbourgeoise faite de rigueur et d’un compagnonnage humaniste et affectueux l’épanouit pleinement.

En retrait de l’engagement associatif suite aux grèves malencontreuses face aux ordonnances Juppé de 99, il part en compagnie de sa famille pour Wallis et Futuna durant plus d’un an et demi avec son épouse engagée ( devenant première médecin scolaire de l’île), comme médecin anesthésiste et médecin généraliste de dispensaire. Cette période d’ouverture au monde est vécue comme une deuxième naissance ce d’autant qu’il construit une famille ( mariage , premier enfant…).

Déception au retour : éclate l’affaire des mutuelles étudiantes ( D.Strauss Kahn et consorts) crise dans laquelle il se trouve par ricochet impliqué, et prend la mesure de la responsabilité des postes occupés dans le monde de la mutualité (bien qu’étant étant totalement bénévole).

Cela est à l’origine d’un éloignement du monde syndical, associatif et mutualiste.

Un Diplôme de réparation juridique du dommage corporel engagé auprès de ses maitres Strasbourgeois lui donne alors un autre regard sur les métiers de plateaux techniques lourds et une acuité juridique.

Replongée dans l’anonymat total comme chef de clinique (pendant 4 ans avec une courte période de PH provisoire) à Lyon où il fait des rencontres et surtout continue l’apprentissage du métier et de sa complexité.

Il s’installe à la clinique Saint-Charles en 2004 et intègre une équipe médico-chirurgicale très attachante avec humilité et loyauté puis innove notamment dans le cadre des relations avec les praticiens chirurgicaux (écriture d’un livre sur les rapports anesthésiste/chirurgien qui fait école, découverte d’une activité créative qu’il ne connaissait pas encore, impression de laisser un témoignage à la postérité, tout comme un enfantement).

De part son expérience associative, il devient logiquement le chef de file lors du rachat de l’établissement par ses praticiens en 2011, ce qui représente une originalité dans le paysage des établissements libéraux lyonnais.

Parallèlement à cela il porte un regard enthousiaste au projet d’Ibrahim Bah-Clozel dont il est l’ami de toujours et participe à la constitution du capital de départ de manière significative, retenu par le caractère éthique, social et solidaire du projet d’approvisionnement en eau potable par bonbonnes recyclables de la capitale Guinéenne : Conakry.

Dans ce projet (Eau de MAWA, Guinée), il loue la loyauté absolue d’Ibrahim, qui apporte la connaissance de son pays (dont est originaire son père et avec lequel il entretient des liens familiaux puissants et durables).

Un de ses cousins le sollicite pour sauver une entreprise viticole familiale (https://www.chateau-puech-redon.com/) pour sauver une entreprise viticole familiale (acquise par son grand père chirurgien après la deuxième guerre mondiale) de la faillite (2014), apportant son expérience organisationnelle et financière. Une belle rencontre avec un partenaire labellisé vin Nature lui permet de retrouver quelques couleurs financières.

Le label Vin Nature c’est le respect et donc le traitement raisonné de la terre (notamment sans pesticides) avec vinification vertueuse et naturelle sans levures exogènes. Les levures endogènes présentes suffisent à la fermentation. Tout cela limite drastiquement le taux de sulfites si mal tolérés par certains consommateurs.

Pour Henri Cuche, l’élevage et la transformation du vin ont des résonances avec nos métiers de soins : compréhension des éléments (terre, eau) et de leur métabolisme, empathie entre producteurs et consommateurs (contrat moral – loyauté et fidélité – de satisfaction des parties prenantes : la définition actuelle du Marketing !).

Cette affaire est aujourd’hui en bonne voie de redressement.

Il fait état de la création (avec ses 50 associés à la clinique Saint-Charles) d’un fonds d’investissement accompagnement de projets innovants (INNOLY) dont certains sont déjà primés.

http://www.deepsen.io

https://www.facebook.com/permalink.php?id=1452424645074855&story_fbid=2294388987545079 : Lunettes de réalité virtuelle améliorant le confort des patients diffusant du contenu vidéo hypnotique (produits par la société Deepsen).

Henri Cuche, dans son esprit visionnaire, insiste sur la nécessité de s’échapper à la pression des administrateurs des groupes de structures de soin, où les praticiens sont désignés comme des prestataires de soins techniques dans un cadre financier rigide, avec une marge de manœuvre limitée.

La comparaison avec des robots dotés d’intelligence forte et non de créativité vient aisément.

C’est comme cela que nous voient actuellement les décideurs des grands groupes de soins publics ou privés.

Cela renforce l’intuition suggérant que la liberté créative d’entreprendre des praticiens soignant est un formidable rempart contre l’épuisement professionnel (Burn Out et Bore Out) et bien entendu une source d’indépendance vis-à-vis de nos structures de soins, sur le plan financier et intellectuel.

La connaissance des entreprises, des réseaux d’entreprise et des réseaux financiers est donc un levier fondamental pour garder une capacité d’épanouissement par la liberté de créer.

Son caractère d’une curiosité insatiable de comprendre le monde et son organisation sociologique, de prendre la mesure des changements de notre métier, en pleine révolution sont la marque fondamentale des individus à haut potentiel et multi-compétents : curiosité, empathie, hypersensibilité, sens de la justice et de l’équité, créativité et adaptabilité.

En conclusion, il retient la personnalité de l’iconique Steve Jobs lors de sa keynote introductive, tenant à la main le premier iPhone en 2007, déclarant à qui voulait l’entendre que cet objet allait changer le monde (cité par Pascal Picq Paléoanthropologue enseignant à Harvard : conférence aux entrepreneurs à la CCI en 2018)

La quintessence du Marketing, proposant au grand public le produit user-friendly qu’il attendait, au bon moment, et au bon endroit (NDLR).

Eau de MAWA, Guinée: le Dr Ibrahim Bah-Clozel nous montre la voie

L’esprit d’entreprise des soignants à l’œuvre.

Ibrahim Bah-Clozel, Chirurgien urologue, ancien assistant des hospices Civils de Lyon, spécialiste reconnu sur la Drôme et l’Ardèche nous a décrit son projet et son état d’avancement : http://eaudemawa.com/

Il n’a jamais perdu le lien avec ses origines familiales Guinéennes, en Afrique de l’Ouest.

1992…Après un drame familial il retrouve le berceau de sa famille et constate à quel point celle-ci est soudée.

La situation politique récemment stabilisée permet d’envisager le présent et l’avenir d’une manière plus optimiste que dans la plupart des pays d’Afrique.

Il s’agit d’une ancienne colonie française, la première à s’être émancipée par référendum organisé par le général De Gaulle à la fin des années 50.

Cette prise d’indépendance Organisée autour de Sekou Touré, a semble-t-il plus stabilisé le pays que divisé les différentes ethnies qui composent la population : les Peuls, en moyenne instruits et cultivés, contrôlant le commerce , Les Malinkiés, aujourd’hui au pouvoir, et les Soussous.

Il s’implique alors dans la vie quotidienne de son pays d’origine.

Un problème crucial se pose alors : le manque d’eau potable dans la capitale : (Conakry ).

Un bon résumé sur le sujet:https://www.youtube.com/watch?v=GyVor14XOfE

Suivi d’un état des lieux de la Société des Eaux Guinéennes (S.E.G): https://www.youtube.com/watch?v=0On_WrGgMmw

Le Dr Bah-Clozel découvre l’économie de l’eau en plastique au cours d’un séjour brésilien, à RECIFE, où l’eau à boire est livrée en bonbonne (Principe des Garafon).

Il décide de fonder une entreprise destiné à trouver et puiser l’eau potable (La Guinée est qualifié de Château-d’Eau de l’Afrique de l’Ouest), à la conditionner, la transporter, la livrer au sein De la métropole.

La société française EUREAU SOURCES, met alors son expérience du conditionnement en bonbonne au service de la société EAU de MAWA, à terme séduite par le projet, investit dans cette dernière.

Le projet en vidéo : https://youtu.be/x3XTvk3Hzpc

Ce projet à dimension humanitaire, d’économie sociale et solidaire est dans l’air du temps et commence à Intéresser les fonds d’investissement.

« Notre 1ère augmentation de capital de 217 515 euros est désormais terminée, ce qui nous permet de lancer le projet par la construction de notre site de production et de conditionnement d’eau. 

Une seconde augmentation de capital va être lancée afin d’atteindre notre objectif initial de 300 000 euros et ainsi pouvoir démarrer notre projet dans les meilleures conditions possibles »

Dialogue de soignants 19/06/2019

La clinique du Parc, à Lyon, est un établissement à taille humaine, se différencie des gros centres existants ( pôles hospitaliers), à venir, ou en devenir comme le Médipôle ( Regroupement de la clinique du Tonkin, de la clinique du Grand large, et d’établissements mutualistes).

http://www.cliniqueduparclyon.com/fr

Inquiétudes légitimes des équipes soignantes quand à la concurrence de ce dernier pôle de soins fraîchement apparu dans le paysage (à Villeurbanne) médico-chirurgical Rhône-Alpes. Perception d’une activité en baisse concernant les hospitalisations courtes ou moins courtes. On rassure car la plupart des hospitalisations se font actuellement en ambulatoire.

Questions concernant l’accueil et la gestion des patients, notamment en urgence, un accueil dépersonnalisé et avec des temps d’attente considérables.

Se dirige-t-on vers la mort des structures de taille moyenne comme la nôtre, alors que Dans l’établissement,tous sont impliqués et délivrent une qualité de soins reconnue par nos patients?

Les soins infirmiers sont d’excellent niveau à la clinique du parc comme le confirment les études qualité réalisées en service ambulatoire et en service d’hospitalisation classique.

L’engagement des différents soignants est à la hauteur de l’ambiance plutôt bienveillante dans l’établissement.

Bien entendu il y a des points d’amélioration et les rapports sont parfois tendus entre management ( administration) et équipes soignantes.

Les témoignages évoquent l’opacité et l’incompréhension de l’action du management par les équipes soignantes. L’arrivée récente d’un nouveau directeur d’établissement est bien perçue.

On ressent chez tou.te.s une conscience professionnelle élevée et l’appréciation d’une qualité de vie au travail certaine*. Beaucoup évoquent des conditions de travail difficiles dans les établissements hospitaliers bien que les salaires y soient plus attractifs.

J’évoque avec les différents soignants le formidable privilège d’exercer le métier de soignants, quelle qu’en soit la rémunération (en moyenne plutôt inférieure à nos voisins européens).

En effet leurs qualités sont immenses et si recherchées : un formidable trésor qu’il faut mettre à jour et partager.

En effet, je souhaite valoriser les soignants de manière différente, leur faisant prendre conscience de leur potentiel sur le plan humain, où l’on retrouve bienveillance, esprit d’initiative, énergie communicative, et capacités créatives insoupçonnées.

S’y retrouve parfois un souhait de créer une activité indépendante ( création d’entreprise).

En témoigne mon désir de voir les soignants partager leurs qualités humaines et leur expérience du soin dans le monde de l’entreprise.

J’ai l’ambition de connecter les soignants à un monde qui n’est pas le leur et qui a tendance à oublier l’humain : le monde économique et notamment celui de l’entreprise.

Des idées foisonnent: mise en œuvre de groupes de coaching de soignants en rapport avec des équipes de management dans l’optique d’une conduite du changement social en entreprise : une sorte de Hackaton social, où notre groupe (Laure, Josselin et moi même) pourrait jouer le rôle d’intermédiaire et/ou de modérateur.

Une activité économique peut voir le jour, avec des retombées pour les soignants intégrés dans ces groupes de travail. Il incombera de mettre au point un modèle économique autour de cette proposition de valeur.

Il s’agit donc de trouver un nouveau modèle économique de valorisation des soignants, tout en leur permettant de continuer leur mission : s’occuper des autres avec bienveillance.

Le but ultime st d’assurer un meilleur épanouissement professionnel, limitant les risques de désordres psychiques avec leurs conséquences sociales (risques psychosociaux élevés des acteurs de soin).

Cette attitude est aussi valable pour les soignants médicaux et surtout chirurgicaux, bien que le niveau de rémunération soit sans commune mesure avec ceux des soignants paramédicaux, indépendants ou employés au sein de structures de soins.

Quoiqu’il en soit, nous identifions une demande de qualité malgré le désengagement complets des financeurs c’est-à-dire la baisse du remboursement des soins chirurgicaux par les assureurs complémentaires.

Les suppléments d’honoraires (justifiés par le blocage du tarif sécurité sociale des actes chirurgicaux depuis 40 ans) sont peu pris en charge par les complémentaires, et les patients se détourneraient de notre établissement pour cette raison. Aussi je me permets encore de rassurer nos équipes soignantes avec lesquels nous entretenons des relations respectueuses.

Le montant des suppléments d’honoraires est sans commune mesure avec celui des soins libéraux des pays anglo-saxons. Nous nous adaptons aux moyens financiers des patients pour leur permettre ce type de soins de qualité (expérience longue sur le remplacement articulaire prothétique de la hanche et surtout du genou, plus complexe). Les tarifs sont modulés, modérés et les facilités de paiement existent.

Nous sommes au fait des difficultés économiques de nos patients. Mais il s’agit toutefois de ne pas de brader l’acte chirurgical, pour lequel notre engagement est maximal (soigner autrui comme nos proches parents).

Mais à l’avenir, nous allons aussi exercer nos compétences dans d’autres domaines. Certains praticiens sont déjà au fait du monde de l’entreprise en tant que consultants ou créateurs d’activités.

Je me propose de les rassembler, de les faire connaître et reconnaître.

Ils sont les pionniers d’une tendance sociétale affirmée: la multi activité, exprimant des aptitudes multiples (individus multipotentiels).

*: Une expérience destinée à augmenter la qualité de vie au travail est en cours : réalisation d’un reportage photo des équipes soignantes réalisées par une professionnelle reconnue : Valeria Pacella: https://www.valeriapacella.com/